





Les châteaux de Bruniquel situés dans l'un des
« plus beaux villages de France »,
sont perchés sur un éperon rocheux dominant les vallées
de l'Aveyron et de la Vère.
Avec près de 28000 visiteurs
par an, chiffre en constante
augmentation, les châteaux
font l'objet de campagnes de
restauration par étapes.
Propriété de la municipalité
depuis 1987, celle-ci est aidée
par l'état, la région, le département et l'Europe dans le cadre de ces projets.
Depuis plusieurs années les châteaux accueillent de nombreuses manifestations dont le succès n'est plus à démontrer :

En 1975, les lieux ont accueilli le tournage du film de Robert Enrico «Le vieux fusil» avec dans les rôles principaux, Romy Schneider et Philippe Noiret. Une exposition des photos du tournage est présentée dans une salle du «château vieux».
On attribue à la reine mérovingienne Brunehaut ou Brunehilde (vers l'an 600), la fondation du village et d'un premier château sur l'emplacement déjà occupé à l'époque romaine par un castrum (camp fortifié). Sur les ruines de ce premier château a été construit l'actuel «château vieux», au 13ème siècle. Propriété des comtes de Toulouse, il est habité par les vicomtes de Bruniquel. Au milieu du 15ème siècle, le vicomte en querelle avec son fils, décide de vendre les terres situées à l'est de son château à un cousin, Maffre de Comminges. Après quinze années de procès qui opposeront le père et le fils, le cousin pourra enfin acheter les terres afin d'y construire son propre château entre 1485 et 1510. C'est pourquoi il existe sur le même site deux châteaux : le vieux et le jeune. Pendant trois siècles les deux branches de la famille ne cesseront de se quereller. Le «château vieux» porte encore aujourd'hui la trace de ces différentes attaques, notamment la salle dite des chevaliers.

A la fin du 18ème siècle, le vicomte du «château vieux» décide de racheter le «château jeune». A la même époque un impôt prélevé sur les ouvertures incitera le vicomte à murer toutes les portes et fenêtres de sa nouvelle acquisition. Seul le «château vieux» continuera à être habité jusqu'en 1980, année de la mort de la dernière vicomtesse de Bruniquel. Le «château jeune» sera laissé à l'abandon pendant deux siècles et sera donc paradoxalement le plus abîmé des deux lorsque la municipalité se portera acquéreur en 1987. Classés «Monuments Historiques» en 1840 par Prosper Mérimée, les deux châteaux nous offrent quelques raretés telles que le donjon du 12ème siècle, une cuisine du 17ème équipée d'un magnifique et très rare potager (ancêtre du fourneau) à neuf trous, la salle d'apparat réaménagée au 17ème siècle, une chapelle transformée en cuisine, une galerie surplombant la rivière Aveyron à 90 mètres de hauteur...

